Bonnesnouvelles.net : En cinq ans, 245 nouvelles enregistrées, toutes disponibles gratuitement !

Témoignage de Nicole Amann, Fondatrice du site :

« Tout a commencé au début des années 70. A l’époque j’étais lycéenne et découvre, en cours d’anglais, l’univers des nouvelles. J’éprouve un coup de foudre pour « Désirée’s baby » une nouvelle de Kate Chopin.

En juillet/août 2000, j’ai eu envie de créer un espace littéraire dédié aux nouvelles. Je l’appelle « Bonnes nouvelles » ! Ce projet me permet de mettre à profit ma passion pour la littérature et l’informatique ainsi qu’un goût prononcé pour la créativité.

En me promenant sur la toile, je rencontre des sites similaires. Je décide alors d’apporter un « plus » pour me différencier : mettre en ligne des textes audio accessible aux personnes non voyantes. Je suis d’autant plus intéressée par ce travail que j’ai toujours été fascinée par ce qui touche à la voix. Je voulais aussi m’impliquer dans un projet collectif solidaire. Au boulot !

Je définis les objectifs à atteindre, les publics visés et les moyens à mettre en œuvre. Je dois m’approprier quelques outils pour créer le site et monter les enregistrements numériques.

Je me lance aussi dans l’écriture de nouvelles policières inspirée par Agatha Christie (« Mort à l’élastique » et « Piège fatal » – d’autres suivront).

Je cherche sur le net des auteurs. Certains acceptent volontiers de contribuer à cette aventure littéraire collective.

Bonnes Nouvelles naît le 8 août 2000.
http://www.bonnesnouvelles.net/intro.htm
C’est une activité totalement bénévole, qui ne génère aucun revenu. Je paie de mes propres deniers l’abonnement chez un hébergeur payant et performant.

J’ai appris à connaître les principaux logiciels de montage audio (Wavelab, Totalrecorder et Soundforge) et je suis leur évolution. Ma dernière acquisition : un micro plus performant.
L’ancienne version du site proposait exclusivement des fichiers real media. Depuis fin mai, Bonnes Nouvelles (nouvelle version) propose le format mp3.
Et en ce moment, je découvre le « Podcasting ».
Enfin, et de manière délibérée, « Bonnes Nouvelles » ne comporte pas de graphisme, afin de faciliter l’accessibilité du site aux personnes non-voyantes.
Parallèlement à la mise à jour régulière du site ; je m’applique aujourd’hui à faire connaître Bonnes Nouvelles (référencement, échanges de liens…).

Actuellement, des auteurs de la francophonie (France, Canada, Afrique, Suisse, Belgique) proposent des textes spontanément. Ils sont 96 à ce jour, certains ayant posté une courte biographie :
http://www.bonnesnouvelles.net/biographies.htm

D’une certaine manière Bonnes Nouvelles est devenu un espace littéraire où les auteurs s’auto-publient après sélection. Certains ont déjà un site et voient ainsi leurs textes apparaître ailleurs. D’autres n’ont pas de site personnel et Bonnes Nouvelles leur permet d’être lus.
Depuis quelques mois Bonnes Nouvelles compte une deuxième voix : Filomena Lucas

Le fait d’être « édité » ou du moins présenté chez nous ne leur coûte rien.
http://www.bonnesnouvelles.net/audio.htm
Les auteurs conservent leurs droits sur leurs écrits. Certains sont parvenus à publier un recueil de nouvelles chez des petits éditeurs.
Je n’ai aucun contact avec les gros éditeurs. J’aimerais entrer en contact avec eux pour leur démontrer qu’il est possible de valoriser ces nouvelles qu’ils boudent tant !

Au fil du temps, les publics du site se sont élargis et englobent désormais des étudiants en Français Langue Etrangère.

A la demande des visiteurs, je viens de créer une rubrique « Concours de nouvelles » où je recense l’ensemble des prix qui peuvent permettre aux auteurs de se faire connaître
http://www.bonnesnouvelles.net/lesconcours.htm

Mon seul regret est de ne plus avoir suffisamment de temps pour continuer à écrire, entre une vie professionnelle bien remplie et la gestion du site. Mais je ne désespère pas de reprendre un jour la plume…»

Nicole Amann, le 10 juillet 2005

Nicole Amann, 48 ans, tient de ses années lycées et collèges un goût pour les langues française et anglaise. S’en suit une maîtrise d’anglais et un diplôme de Français Langue Étrangère, puis des études commerciales.
Elle dit « adorer apprendre à apprendre » et multiplie les expériences.
Après son Bac, elle aurait aimé entrer dans un IUT Informatique. Vœux presque réalisé vingt ans après : c’est en autodidacte qu’elle est passée du traitement de texte, à la création de cd-rom et maintenant à Internet.
Au travers de l’écriture et de la création, elle a un plaisir : vous mener dans des histoires intrigantes aux chutes inattendues…

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